Un peu d'histoire

D’après certains ouvrages sur la commune et témoignages d’anciens Versois.

Vers a pu se dessiner au cours des siècles selon la sensibilité et la fantaisie de l’homme.
A côté du village : le célèbre Pont du Gard s’ouvre sur l’histoire.

Les environs du Pont du Gard apparaissent comme une région privilégiée de la préhistoire languedocienne. L’eau, les gorges, la plaine, les grès…, tout plaidait pour le passage et le séjour de l’homme depuis les temps les plus reculés.
La quasi totalité des périodes de la préhistoire était représentée avec des sites comme :

  • La Salpétrière du Pont du Gard,
  • La Balauzière,
  • Fontgrasse.

La plupart des grottes du canyon sont occupées par les porteurs d’une céramique originale : la céramique de Fontbouise.

Les gorges du Gardon constituent, avec toute l’Uzège, le centre génétique de la culture de Fontbouise.
Une fouille récente à Vers (au mas des chèvres) a montré l’existence de systèmes de stockages complexes attestant d’une pratique agricole intensive.

Vers Pont du Gard conserve d’exceptionnels vestiges antiques de l’époque Gallo-Romaine qui comptent parmi les plus remarquables du monde Romain.
Le nom même du village semble directement hérité de l’antiquité et en particulier du prestigieux monument qui serpente sur son terrain : le Pont du Gard.
La pierre du Pont du Gard était exploitée dans l’antiquité, mais toutes les carrières antiques n’ont pas été retrouvées parce qu’elles ont continué à être exploitées aux époques médiévales et modernes.

La construction du pont, ainsi que celle de l’ensemble de l’aqueduc de Nîmes, semble dater du milieu du Ier siècle de notre ère. Il fonctionnait encore au début du Vème siècle et son abandon doit être placé dans le courant des deux siècles suivants.
En 688, sur un ancien établissement gallo-romain, le Duc d’Aquitaine fait bâtir un château qu’il place sous la protection du St Privat, évêque de Mende.
Le village, au XIème siècle, ne se composait que d’un petit monastère et de quelques maisons de paysans groupées autour de l’église. Il était entouré de murs. De l’ancienne forteresse, il ne reste qu’une tour carrée devenue la tour de l’horloge.

L'histoire de Vers du XIV au XVIII ème siècle

XIVème siècle : Après la destruction des Templiers, Saint Privat fut vendu comme domaine royal à un particulier. En 1336, Armand de Vers, commissaire apostolique, réforme le chapitre d’Uzès et en 1384, Vers est une paroisse de doyenneté de Remoulins.

1572 - 1573 : La vie du village est troublée par les passages fréquents des gens de guerre.
XVIème siècle : L’Uzège se couvre de mûriers et de magnaneries. Vers 1730, le développement rapide de l’industrie de la soie et de la fabrication des bas permet à chaque famille de posséder bientôt son métier à tisser.

1789 : La communauté compte 177 faux et 885 habitants. Un tiers du territoire est couvert de chênes verts. On cultive les oliviers, les amandiers, les mûriers, le blé, 
la vigne. La haute justice de Vers, à cette époque, appartenait à Mme Drome puis à Mr Ferrand. Mr de Fournès prend place à l’Assemblée Constituante au milieu de la noblesse de province.

1790 : Vers devient chef-lieu de Canton du district d’Uzès. Il se compose de deux communes : Collias, appelée alors Montpezat les Uzès ou la Capelle, et Vers.

1791 : Vers ne compte plus que 760 habitants et une cure.

1792 : La plupart des châteaux de l’Uzège sont pillés.

1793 : Les inondations du Gardon détruisent les récoltes, ayant pour conséquences une misère générale, de faux assignats, un banditisme endémique. Cette année là, le député de l’Uzège est exécuté à Paris. Vers est décrété vicariat le 7 Novembre 1818. La population, toute catholique, est alors de 872 habitants. L’école des filles est dirigée par des sœurs de St Joseph des Vans.

L'histoire de Vers du XXème siècle à nos jours

1939/1945 : Les allemands sont arrivés dans notre village en 1942. Ils ont rapidement installé un camp de munitions. Ce camp, appelé " le dépôt ", était le plus important du Midi.En Août 44, ce dépôt devait sauter et anéantir les communes de Vers et Castillon. On ne sait par quel miracle nos villages échappèrent à leur triste sort. Le curé de Vers, l’abbé Roure, avec la population, avaient confié à la Madone la sauvegarde du pays. On peut encore trouver, de nos jours, des munitions non explosées.Toutes les cloches de France sonnèrent enfin l’armistice, Vers était en fête.Après quoi les Versois s’efforcèrent de couler des jours paisibles dans leur village devenu un véritable "havre de paix".

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